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L'Ukraine réclame d'exclure la Russie du réseau bancaire Swift, mais en quoi est-il important ?

Atirano.com


Réseau de transferts d'informations financières le plus important de la planète, Swift peut s'avérer être une arme de « guerre » redoutable, qu'il est risqué de manier à la légère.
Avec l'invasion militaire de l'Ukraine et les cyberattaques de masse qui se succèdent, la Russie se prépare à subir les représailles de l'Occident. Ce dernier entend donner une réponse économique à la hauteur du symbole de l'attaque contre le grenier à blé de l'Europe. Ce vendredi après-midi, le club des 27 a déjà gelé les avoirs de Vladimir Poutine et de son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov dans l'UE. Volodymyr Zelensky, lui, a une idée drastique pour perturber la stratégie russe. Le président ukrainien demande ardemment à ses alliés d'exclure purement et simplement Moscou du système Swift. Cette action porterait un terrible coup à l'économie russe, mais ne serait pas sans conséquences pour les autres pays qui dépendent de cette société.

Swift, pourquoi une telle importance ? Qu'est-ce que c'est ?
Sur le papier, Swift, pour Society for WorldWide Interbank Financial Telecommunication (Société pour les télécommunications financières et interbancaires mondiales), est une coopérative belge dont le premier réseau est opérationnel depuis 1997. Elle dit fournir à sa communauté « une plateforme pour la messagerie, des standards pour communiquer et des produits et services pour faciliter l'accès et l'intégration, l'identification, l'analyse et la conformité en matière de lutte contre la criminalité financière ».

Dans le détail, Swift connecte quelque 11 000 organisations bancaires et de titres de plus de 200 pays. Elle permet ainsi d'échanger des messages financiers en toute sécurité et de manière fiable. La coopérative évoque le chiffre de plus de 5 milliards de messages financiers par an. Surtout, Swift a popularisé les numéros IBAN et codes BIC, qu'elle valide et qui permettent d'identifier les personnes, organisations et entreprises qui réalisent des virements.
Plus précisément, la société n'effectue pas les transferts de fonds, mais elle centralise les ordres de virement entre les utilisateurs et clients des 11 000 organisations ou banques partenaires. C'est un vrai réseau colossal que Swift exploite au quotidien. En d'autres termes, elle met en relation banques et clients lorsqu'ils effectuent des opérations, et dans le cas où les deux organismes n'ont pas de partenariat, Swift fait intervenir un organisme intermédiaire qui va les mettre en relation.

Des conséquences financières sur une partie de l'économie européenne
On imagine donc l'impact que pourrait avoir un retrait des 300 banques et institutions russes du système Swift. Il serait titanesque et priverait instantanément le Kremlin de sources de revenus très, très importantes. À titre de comparaison, la coupure des banques iraniennes du réseau, ces dernières années, a été immédiatement suivie d'une perte de 30 % du commerce extérieur de l'Iran et de près de la moitié des revenus d'exportation de pétrole.
Dos au mur, la Russie devrait alors procéder « à l'ancienne » et trouver sans tarder de nouveaux moyens pour effectuer ses transactions avec ses partenaires étrangers. Moscou possède, certes, une alternative, avec le Système de transfert de messages financiers (SPFS), une messagerie sécurisée lancée par la Banque de Russie en 2014. Sauf que celle-ci n'est utilisée que par une vingtaine de banques étrangères aujourd'hui.





















Jeudi, le président américain Joe Biden évoquait cette coupure du réseau Swift comme étant « une option ». Car les conséquences ne toucheraient pas seulement la Russie. Certes, Moscou mettrait bien plus de temps à voir arriver le paiement de ses factures de gaz, de pétrole ou de blé, mais Washington n'a pas d'intérêt particulier à voir la Russie développer davantage son propre réseau alternatif.

De même, de nombreuses entreprises européennes, notamment du secteur de l'énergie, pourraient souffrir d'une telle coupure, en ne voyant plus leur marchandise arriver. La Russie pourrait en effet créer une pénurie de gaz et de pétrole. « Si demain matin, les Russes fermaient NordStream 1, le réseau électrique allemand aurait de bonnes chances de sauter et... l'Europe aussi n'aurait plus de transactions financières, puisqu'il faut de l'électricité pour les réaliser ! » commente le président de The Shift Project, Jean-Marc Jancovici.

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